Matteo Penza
designer



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© Matteo Penza 2024

Statement exp.
Autoportrait de designer in progress avec date de péremption.
Se définir devient une opération qui prend en compte la caducité et le caractère temporaire de la définition.
Autocollant 6,6 x 9,8 mm.

Lot. : 202402X
Exp. : 05/2024

"Matteo Penza vit à Marseille.

Il subit, comme la plupart de ses contemporains, le sentiment d’urgence de son époque. Son humeur oscille périlleusement entre désespoir et excitation fébrile. Napoléon ou cafard.

Pour s’en sortir, il tisse des liens avec d’autres personnes qui sont à peu-près dans sa même situation de détresse émotionnelle. Ensemble, ils essayent de formuler des stratégies, plus ou moins collectives, comme le feraient des groupes de parole des AA (à lire soit Astronautes Autonomes, soit Alcooliques Anonymes). Des projets naissent de ces moments précieux.

Néanmoins, comme il travaille beaucoup, et qu’il a des soucis à savoir où s’arrête son « travail » et où commence son « temps libre », il dédie aussi une partie de son temps à formuler des pensées plus ou moins cohérentes, car il a eu le privilège d’être lauréat de la Bourse Agora de recherche en design en 2023 avec le projet « Cocagne », et qu’il a donc des contes à rendre.

Il aime travailler avec des personnes qui ne viennent pas de son « milieu professionnel », avec qui il peut se permettre de proposer des formes différentes de celles qu’on attend d’un designer évitant ainsi d’avoir une réponse facile à la question fastidieuse : « tu fais quoi dans ta vie »."

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Lot. : 202310X
Exp. : 01/24

"Matteo Penza vit à Marseille.

Il y travaille, pendant quelques temps il y enseigna, il participe à des concours, que des fois il gagne, il cherche, il cogite, il s’agite, il écrit, il se perd, on le retrouve, il recommence.

Il se consacre à la recherche, il écrit beaucoup mais il en souffre : il fait de l’oralité son médium préféré, autour d’un verre, à la manière de ses ancêtres illettrés. Néanmoins il préfèrerait savoir dessiner, concevoir des objets utiles et solides, sculpter, photographier, danser, écrire des poèmes; têtu, il s’essaye à tout, même s’il n’est jamais satisfait. Il donne la faute de ses insatisfactions aux limites des définitions, à la spécialisation du travail et du monde professionnel, à la Design Week.

Cependant, depuis quelques temps il décide de changer d’approche stratégique et commence à accepter ses limites. Il cherchera donc à compléter son incomplétude par des collaborations diverses et des rencontres, qu’il espère lui feront comprendre des choses pour lesquelles il n’aura pas besoin de passer des journées à se perdre dans l’internet.

Il fait de l’humour un outil sérieux de travail, de son travail un gilet de sauvetage, pour flotter parmi les eaux troubles des urgences en crue qu’il voit depuis sa fenêtre."